Les relations sociales désignent la qualité et la quantité des interactions que nous entretenons avec notre entourage (famille, amis, collègues). Longtemps considérées comme un simple facteur de « bien-être », les neurosciences prouvent aujourd’hui qu’elles sont un pilier fondamental de la santé physique. Une étude célèbre de Harvard (menée sur 80 ans) a démontré que la qualité de nos relations est le facteur qui influence le plus notre espérance de vie, devant l’alimentation ou le sport.
Biologiquement, une interaction sociale positive libère de l’ocytocine (hormone de l’attachement) qui agit comme un anti-stress naturel en faisant baisser le taux de cortisol. À l’inverse, la solitude chronique ou les relations toxiques (conflits, harcèlement) activent les zones de la douleur dans le cerveau et affaiblissent le système immunitaire. Dans un monde professionnel de plus en plus digitalisé et télétravaillé, recréer du lien humain n’est pas une perte de temps, c’est la seule façon de maintenir la santé mentale des équipes.
Relations sociales ou les 3 dimensions de la santé
1. L’antidote au stress (la biologie)
- Le mécanisme : l’isolement social est aussi dangereux pour la santé que de fumer 15 cigarettes par jour. Être entouré et soutenu crée un « tampon » (buffer effect) qui permet de mieux encaisser les chocs de la vie professionnelle.
- Le conseil CYPIOS : ne mangez pas seul devant votre écran. Le déjeuner est un rituel social indispensable pour la digestion et la décompression mentale. Forcez-vous à partager ce moment, même si vous avez beaucoup de travail.
2. La sécurité psychologique au travail
- Le mécanisme : pour qu’une équipe performe, chaque membre doit se sentir en « sécurité psychologique » : savoir qu’il peut parler, proposer une idée ou admettre une erreur sans être jugé ou rejeté par le groupe.
- Le conseil CYPIOS : la bienveillance n’est pas de la faiblesse. Cultivez l’écoute active. Demander « Comment vas-tu vraiment ? » et écouter la réponse crée plus de lien en 2 minutes que des heures de réunions formelles.
3. Le défi du virtuel (le télétravail)
- Le mécanisme : les écrans filtrent le langage non-verbal (regards, postures) qui constitue 70% de la communication. Le cerveau doit faire un effort immense pour décoder l’autre, ce qui crée la « Zoom fatigue » et un sentiment de distance émotionnelle.
- Le conseil CYPIOS : en télétravail, recréez la « machine à café ». Appelez vos collègues juste pour prendre des nouvelles, sans ordre du jour professionnel, pour nourrir le lien informel qui cimente l’équipe.