Les fonctions exécutives sont souvent comparées au « chef d’orchestre » ou au « pdg » de notre cerveau. Situées principalement dans le cortex préfrontal (la zone juste derrière votre front), elles regroupent les processus cognitifs de haut niveau qui nous permettent non pas d’exécuter des tâches automatiques, mais de nous adapter à des situations nouvelles, complexes ou non routinières.
Concrètement, ce sont elles qui vous permettent de planifier votre journée, de rester concentré malgré le bruit, de retenir un numéro de téléphone le temps de le noter ou de freiner une envie impulsive de répondre sèchement à un email. Malheureusement, ces fonctions sont très coûteuses en énergie et extrêmement fragiles. Le stress, le manque de sommeil ou les notifications incessantes les « déconnectent » rapidement. Prendre soin de ses fonctions exécutives, c’est garantir sa capacité à prendre les bonnes décisions et à rester calme en famille et professionnel sous la pression.
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Tableau récapitulatif des 3 piliers de l’efficacité
Ce tableau permet de décortiquer ces mécanismes complexes en compétences professionnelles concrètes.
| La compétence mentale | À quoi ça sert (le mécanisme) | Le conseil CYPIOS (optimisation) |
| L’inhibition (le frein) | Le filtre. C’est la capacité à ignorer les distractions (bruit, téléphone) et à contrôler ses impulsions automatiques pour rester focalisé sur l’objectif. | Coupez les notifs. Chaque « bip » sollicite votre inhibition et épuise votre batterie mentale. Travaillez par blocs de temps sans interruption pour économiser ce frein. |
| La mémoire de travail (l’établi) | Le post-it mental. C’est la capacité à garder une information en tête et à la manipuler (ex: faire un calcul mental ou retenir une consigne tout en l’appliquant). | Notez tout. L’espace est limité (comme la RAM d’un ordi). Externalisez les tâches sur une « to-do list » pour libérer de la bande passante cérébrale. |
| La flexibilité mentale (l’aiguillage) | L’adaptation. C’est la capacité à changer de stratégie quand ça ne marche pas, ou à passer d’une tâche à une autre sans perdre le fil. | Une chose à la fois. Le cerveau ne sait pas faire deux tâches conscientes en même temps. Il « switche » très vite, ce qui consomme l’énergie de la flexibilité. Évitez le multitasking. |
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