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Présentéisme

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Le présentéisme se définit par le fait d’être physiquement présent à son poste de travail, mais mentalement absent ou improductif. C’est le syndrome de « la lumière est allumée mais il n’y a personne à la maison ». Il existe deux formes principales : le présentéisme « maladie » (venir travailler alors qu’on est souffrant, contagieux ou épuisé) et le présentéisme « contemplatif » (rester tard le soir uniquement pour se faire bien voir de la hiérarchie).

Pour l’entreprise, c’est un coût caché colossal. Un collaborateur en présentéisme commet plus d’erreurs, travaille plus lentement et risque de contaminer ses collègues ou de finir en burn-out. Souvent, ce phénomène n’est pas un manque de volonté, mais un problème physiologique : digestion lourde (coup de barre de 14h), hypoglycémie, manque de sommeil ou stress chronique paralysant. Lutter contre le présentéisme, ce n’est pas fliquer les horaires, c’est s’assurer que les cerveaux sont bien irrigués et reposés.

Découvrez ICI nos recettes et collations anti coup de barre.

Présentéisme : les 3 formes à combattre

1. Le présentéisme pathologique (le « héros » malade)

  • Le mécanisme : le salarié vient travailler avec une grippe, une migraine ou un mal de dos intense par peur d’être mal vu ou par surcharge de travail.
  • La conséquence : il travaille à 30% de ses capacités, récupère moins vite et contamine potentiellement l’équipe.
  • Le conseil CYPIOS : la culture du repos. Les managers doivent donner l’exemple : « Tu es malade ? Reste chez toi pour revenir en forme à 100% plus vite. » C’est un calcul de rentabilité.

2. Le présentéisme physiologique (le « zombie »)

  • Le mécanisme : le salarié est là, mais son énergie fluctue. C’est typiquement le creux de 11h (hypoglycémie réactionnelle) ou l’effondrement de 14h (digestion d’un repas trop riche en glucides).
  • La conséquence : une « dette cognitive ». Le cerveau tourne au ralenti, incapable de traiter des tâches complexes.
  • Le conseil CYPIOS : la nutrition au travail. Encouragez des déjeuners à charge glycémique basse (moins de pâtes, plus de légumes/protéines) pour éviter la somnolence post-prandiale.

3. Le présentéisme stratégique (la « veste »)

  • Le mécanisme : rester tard le soir pour prouver sa motivation (« faire des heures »). C’est une culture toxique à la française.
  • La conséquence : la loi de Parkinson : « Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible ». On fait en 10h ce qu’on pourrait faire en 7h, en s’épuisant inutilement.

Le conseil CYPIOS : valorisez le résultat, pas l’horaire. Un départ à l’heure doit être vu comme un signe d’efficacité, pas de désengagement.

Retrouvez ICI nos conférences sur l’impact de l’alimentation sur le fonctionnement cérébral et ICI nos articles QVT.

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