Le diabète de type 2 est souvent appelé la « maladie du mode de vie » car il est intimement lié à nos habitudes modernes. Contrairement au type 1 qui est une maladie auto-immune (manque d’insuline), le type 2 est un problème de sensibilité. Votre corps produit bien de l’insuline, mais vos cellules n’y répondent plus correctement.
Imaginez que l’insuline est une clé censée ouvrir la porte des cellules pour y faire entrer le sucre et produire de l’énergie.
Dans le cas du diabète de type 2, la serrure est « grippée », souvent par l’excès de graisse abdominale et l’inflammation. Résultat : le sucre reste bloqué dans le sang (hyperglycémie) et qui finit par « caraméliser » (mécanisme appelé « glycation ») et abîmer les vaisseaux sanguins, les nerfs et les yeux. La bonne nouvelle, c’est que, au début, cette résistance n’est pas irréversible. En modifiant son alimentation (moins de sucres rapides et d’aliments ultra transformés) et en bougeant davantage, on peut « dégripper » les serrures, stabiliser sa glycémie et parfois même mettre la maladie en rémission durable sans médicaments.
Tableau récapitulatif pour comprendre la résistance à l’insuline
| Le mécanisme | L’image | La solution |
| La résistance à l’insuline | La serrure grippée. La clé (insuline) est là, mais elle ne tourne plus dans la serrure. Le sucre frappe à la porte mais ne rentre pas dans la cellule. | Le dégrippant : le mouvement. L’activité physique rend les cellules affamées. elles deviennent alors très sensibles à l’insuline pour récupérer de l’énergie. Bouger « ouvre les portes ». |
| L’hyperglycémie | L’embouteillage. Comme le sucre ne rentre pas dans les cellules, il s’accumule dans le sang (l’autoroute), créant des bouchons toxiques pour les parois des artères. | La régulation : les fibres. Manger des légumes et des produits complets crée un « filet » qui ralentit le passage du sucre dans le sang, évitant les pics brutaux. |
| L’épuisement du pancréas | L’usine en surchauffe. Voyant que le sucre ne baisse pas, le pancréas panique et fabrique encore plus d’insuline, jusqu’à l’épuisement total. | Le repos : le jeûne nocturne. Arrêter de grignoter et laisser 12h de repos digestif la nuit permet au pancréas de souffler et de se régénérer. |
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